Les conflits : L'art de les contrôler et en tirer profit.

1) Qu’est-ce est qui génère un conflit ?



Il est important avant toute chose, de savoir que l’origine d’un conflit est TOUJOURS sous-jacente au problème situationnel. Lors d’une situation conflictuelle, nous sommes confrontés à une ou des personnes ayant des opinions divergentes. Ce sont ces mêmes opinions ancrées en nous qui se heurtent au schéma avoisinant et génèrent ainsi des étincelles.

Autrement dit, lors d’une dispute ce ne sont pas seulement deux personnes qui s’affrontent mais également et surtout, deux visions de deux réalités différentes. A ce titre, les entités en pleine joute verbale essaieront TOUJOURS, certaines plus subtilement que d’autres, à faire de LEURS réalité, une vérité.

Voici un petit exemple afin d’imager ce que je viens de dire :

Jean-Loup, 15 ans (Oui je sais j’ai un don pour choisir les prénoms) est fou amoureux d’une fille. Le problème est qu’il devait la voir ce soir à tout prix puisqu’elle partait en voyage pendant 2 mois en suivant et que ses parents le lui interdisent formellement au vu de ses résultats scolaires déplorables. La tension monte, l’ados hurle sur ses parents Ô combien ils ne comprennent rien et sont méchants, tandis que les adultes campent sur leurs positions qui est : Pas de bras, pas de chocolat. (J’ai toujours voulu la placer celle-ci !) . Dans ce cas de figure comme dans tous les autres, nous observons deux entités différentes, tentant de convaincre l’autre qu’il ou elle a raison et que c’est AINSI que cela doit être.

« Je ne vais pas la voir pendant deux mois après tu ne peux pas me punir demain plus tôt ? »

« Quand on fait des conneries on se doit d’assumer, cela ne serait plus une punition si ça ne faisait pas chier ! »

En soit, les deux points de vue sont recevables et discutables et c’est d’ailleurs ce qu’ils font, ils en « discutent ». Néanmoins, dans ce cas présent aucune des deux parties ne se comporte véritablement de la bonne façon. Souvenez-vous, l’origine d’un conflit est sous-jacente à la situation. Nous avons là à première vue un conflit à propos d’une potentielle sortie malgré de mauvais résultats scolaires, alors qu’en réalité nous avons un ados en manque d’amour propre qui a un besoin vital d’affection et des parents autoritaires persuadés de bien faire leurs jobs.

Inutile de vous dire comment l’histoire se termine. Jean-Loup reste chez lui en broyant du noir et en attendant la première ouverture pour faire le mur d’un côté et les parents qui se félicitent d’avoir tenu la baraque de l’autre. Et si… ce n’est qu’une hypothèse bien entendu, mais si les choses s’étaient déroulées différemment ? Par exemple :



« Maman s’il te plaît on ne pourrait pas trouver un compromis ? Elle part pour deux mois après, je ne pourrais ni la voir ni l’appeler, j’ai vraiment besoin de la serrer dans mes bras avant son départ. Je sais que j’ai déconné avec les cours mais je ne suis pas très bien en ce moment et j’aimerai vraiment que papa et toi preniez le temps de me regarder et d’en parler parce que si je me comporte comme ça ce n’est pas pour rien. Laissez-moi aller la voir, je ne rentre pas tard et en échange je ferai la vaisselle pendant 15 jours c’est promis ! »

Alors on est bien d’accord, ça ne se passe comme ça que dans les films et encore. Mais ça ne serait-il pas bien plus efficace et diplomate ? Humm… il faudrait trouver une solution qui puisse obtenir ce résultat, avec un cheminement moins… théâtrale. Je sais ! OPEN YOU’RE EYES AND SHUT UP !

Vous savez pourquoi nous avons deux yeux et deux oreilles mais seulement une bouche ? Outre les raisons évidentes de l’anatomie humaine, c’est également parce-qu’ il est plus important de regarder et d’écouter que de parler. Voici la première règle d’or pour toute personne souhaitant canaliser, stopper ou contrôler un conflit. Nous allons donc poursuivre avec ce point !





- Observer, comprendre et accompagner :



Pourquoi est-il essentiel d’observer de comprendre et d’accompagner la personne face qui nous sommes en conflit ?

Faire l’effort de comprendre la personne permet de mettre un pied dans SA réalité au lieu de lui imposer la nôtre. A partir de cet instant, il est beaucoup plus simple de savoir ce que recherche vraiment votre interlocuteur et ainsi, lui offrir un terrain d’entente. Accompagner la personne ne signifie pas lui tenir la main mais plutôt créer un lien de proximité, qu’elle sache que vous ne tentez pas de lui IMPOSER votre vision mais plutôt de penser à la sienne sans pour autant l’adopter. C’est la principale différence entre un échange productif et un débat stérile.

Lors d’un conflit, il y a toujours un offenseur et un défenseur.

L’offenseur est celui qui débute le conflit et transmet à son interlocuteur un sentiment d’agression. Le défenseur est celui qui se sent attaquer et qui use d’une réaction épidermique appelée aussi réflexe défensif, il met un mur. A partir du moment où ce schéma est de mise, le dialogue devient impossible et cet échange se transforme en simple combat de coq. Sachez que vous ne remporterez aucun conflit en étant l’offenseur. Vous pourrez en avoir la sensation, ou faire illusion auprès de certaines personnes, mais vous ne gagnerez rien. Face à un mur, votre seul résultat sera le mépris. Néanmoins, en vous positionnant dans le rôle de défenseur, vous ne remporterez pas plus de conflit et n’en perdrez pas moins. Vous serez simplement fermés et enraciner dans votre position.

Dans un cas comme dans l’autre, gérer et sortir victorieux d’un conflit devient alors bien compliqué.

A contrario, si au lieu de vous positionner dans le rôle d’offenseur ou de défenseur vous preniez la peine de comprendre le point de vue de l’autre (Le comprendre ne signifie pas être en accord avec) alors à ce moment précis vous serez plus à même de gérer la situation.

Ok c’est bien beau tout ça, mais je ne vois toujours pas en quoi le fait de comprendre l’autre va me permettre de prendre le dessus lors des conflits ! To be continued…



2) Gagner n’est pas dominer :



Comme l’indique l’intitulé, celui qui « gagne » n’est pas nécessairement celui qui domine.

Imaginez lors d’un débat si l’un des deux interlocuteurs, pris d’une pulsion étrange, mettait un coup de couteau à son adversaire. Il aurait alors le dernier mot mais pas raison pour autant. C’est par ailleurs un cas clinique de nos jours, que de vouloir IMPOSER plutôt que de COMPOSER.



IMPORTANT : Est-il plus important d’avoir raison et de le faire savoir au risque de na pas obtenir son souhait, ou mettre sa fierté de côté et avoir son dû ?

Petit exemple personnel afin d’imager cette phrase :

Il y a quelques jours lors d’un petit toast chez une amie, son fils en bas âge eu une crise de nerfs parce-qu’ il refusait d’aller se coucher et d’aller à l’école le lendemain. Mon amie prit sa voix de maman autoritaire pour lui indiquer la direction de sa chambre, mais rien à faire le petit ne cessait pas de hurler. J’aurai été seule avec lui il est évident que je lui aurai mis du xannax dans le chocolat chaud mais comme sa mère était présente et que je n’avais pas envie d’enterrer la maman aussi… il a fallu trouver une autre solution pour le calmer ! Nous avons alors ignoré l’enfant quelques instant avant de sortir de la peinture à l’eau. Nous avons commencé à en faire avec les doigts pendant quelques minutes tout en rigolant. Devinez ce qu’il s’est passé ? Comme par magie, l’enfant cessa de pleurer et se rapprocha de nous avec la ferme intention de participer, parce-que franchement, ça avait l’air super cool ! Il voulait vraiment en faire, ça semblait l’amuser. Seulement voilà, c’est à ce moment que je lui dis :

« Si tu veux en faire avec nous il faut que tu apprennes à en faire ! Tu sais qu’à l’école tu vas apprendre à dessiner avec les doigts ? »

Autant vous dire que le mioche ne s’est pas fait prié et qu’il est partit de lui-même dans son lit sans que j’ai à lui botter le cul !

Alors que n’importe quel parent se serait contenté d’insister à hurler sur son enfant sans pour autant se faire obéir, il aura suffit d’être attentif à ce qu’il désirait, à savoir jouer avec nous et susciter en lui le désir de faire ce que sa mère voulait (Aller dormir pour être en forme à l’école ) . Coup de l’opération, personne n’a réellement gueulé, une partie de rigolade de gagnée, un enfant conquis et content, une fin soirée dans le silence, zéro conflit, victoire. C’était dur hein ?

Imaginons maintenant un cas de figure plus courant. Comment mettre en pratique cette façon de faire ?

Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’il est plus difficile d’agir avec calme et recul lorsque nous sommes dans le feu de l’action, pour peu que vous soyez sanguin, ça pourrait vite dégénérer.

Prenons l’exemple d’un couple. L’homme bien qu’étant pourvu de bonnes intentions, ne fait pas suffisamment d’effort et manque de petites attention envers sa compagne. Disons qu’elle aimerait qu’il fasse plus attention à elle afin qu’elle ne soit plus obligée d’être constamment dans la demande. Généralement, ce qu’il se passe c’est que la femme ne se fera pas prier pour le lui reprocher et elle ira donc au casse-pipe. « Ouais, j’en ai marre, tu penses qu’à toi, tu vas toujours voir tes potes mais tu prends jamais de temps pour moi, quand je ne suis pas bien tu le remarques même pas blablabla » , ce à quoi l’homme pourrait répondre : « Ah t’écouter je ne fais rien de bien, tu n’as que des reproches à me faire, dans ce cas qu’est-ce que tu fais avec moi si je ne prends pas soin de toi ? » Que se passe-t-il dans cette situation ? La femme endosse le rôle d’offenseur et l’homme celui de défenseur. Automatiquement l’homme se sent agressé, il se braque, met un mur et c’est le début de l’engueulade. On a rarement vu un homme répondre à ça : « Je suis désolée chérie, tu as raison, je vais me ressaisir et tu vas voir, tu seras contente de moi » … soyons honnête.

Je vais vous révéler un secret, parce que je suis gentille…

Mais vous ne le répétez pas hein ?

Le secret est le suivant : Là où les reproches tuent l’initiative, les compliments la créé.



Alors qu’est-ce que ça veut dire ? C’est très simple. Si votre compagne vient vous voir et qu’elle vous en met plein la gueule, qui parmi vous aura envie de faire un geste pour elle ? (Non, lui mettre une tarte dans la gueule ne compte pas !) Qui voudrai faire plus d’efforts après avoir subi les foudres ?



Personne, on est bien d’accord. Maintenant imaginez, vous rentrez le soir et votre moitié vous a préparé un petit repas pour vous remercier d’être là, d’avoir pensé à elle, peu importe. Imaginez-vous la surprendre en train de dire à ses copines que vous êtes parfait à ses yeux, que vous êtes super doux avec elle et que vous faites pour elle ce qu’aucun autre n’a jamais fait ? J’extrapole un peu mais dans l’idée, ça ne vous donnerai pas envie d’en faire encore plus pour continuer de l’entendre parler de vous ainsi ?



Voilà le secret, et je le répète parce-qu’on devrait enseigner ce concept dès l’école primaire. Là où les reproches tuent l’initiative, les compliments la créé. Après tout, qui ici n’a jamais entendu un de ses proches rétorquer : « Ouuuuu toi tu as quelque chose à demander/te faire pardonner » après que vous ayez fait un compliment ? Et bah oui, ça vient de là. Sont fort ses illuminatis.



Alors bien entendu il faut que les compliments soient spontanés et sincères, car si vous en balançait à tours de bras juste pour faire mousser, ça sonnera faux et provoquera l’effet inverse.



Essayez ce concept dès maintenant chez vous, vous m’en direz des nouvelles ! Quand vous sentez que vous allez faire un reproche à quelqu’un, faites lui un compliment à la place sur quelque chose de sincère et encouragez là. Si juste après vous ne remarquez pas de changement, j’arrête la psycho ! (Mais faites le bien hein… venez pas dire : t’avais tort, j’ai dit à ma femme qu’elle avait un beau cul ce n’est pas pour autant qu’elle me suce plus souvent… OUI monsieur, on me l’a déjà sorti cette perle. )



3) Là où les reproches tuent l’initiative, les compliments la créé.



Cette citation à elle seule mérite un chapitre, alors le voici le voilà.



Comment peut-on expliquer ce phénomène ? Comment, par de simples compliments, peut-on obtenir de bien meilleurs résultats que par des reproches ?



Comme je l’ai précédemment imagé, un reproche n’a que pour seule conséquence que de braquer la personne contre nous. Personne n’aime en recevoir. C’est un peu comme si vous coupiez les ailes d’un oiseau puis que vous lui demandiez de s’envoler pour vos beaux yeux. C’est presque se foutre de sa gueule en fait.



A savoir : Chaque personne voit ses pensées, ses choix et ses actions dirigés par cinq choses. La sexualité, la peur, les relations sociales, la sécurité et le besoin de reconnaissance. Ce sont les cinq points qui dirigent nos vies, que vous le vouliez, ou non. Chacune de vos pensées, chacune de vos actions sont à l’origine liés à l’un de ces cinq points.



« Ouais enfin là je pense à une tartiflette, ça rentre dans quelle catégorie ? »



Pas de panique, j’ai réponse à tout ! Entendons-nous bien, je parle de cinq points qui sont les piliers de notre personnalité. Mais je pourrais faire un chapitre entier de trente page rien que sur l’un des cinq points. La sécurité par exemple, elle englobe pas mal de choses comme le confort par exemple, et oui, une bonne tartiflette en hiver ça fait toujours chaud au cœur, ça rentre dans le confort et donc dans la sécurité. (Bien que je vous conseille quand même la morbiflette, qui se prépare avec du morbier à la place de reblochon. Et non, la biffle n’est pas un des ingrédients de la morbiflette).



Prenons l’exemple d’une personne qui fait régulièrement des dons aux œuvres caritatives. A première vue, on pourrait se dire : Wouah, quelle générosité, c’est admirable !

En effet, ça l’est et je l’encourage. Mais j’attire votre attention sur un point. Si vous avez déjà fait un don, essayez de vous souvenir ce que vous aviez ressentis juste après ? On se sent bien et fier de nous hein ? Ca fait super plaisir de voir ces personnes nous remercier et nous mettre à l’honneur pour ce geste altruiste. Allez hop, emballé c’est pesé, direct dans la catégorie « Besoin de reconnaissance ». Et oui mes petits chats, nos actions ne sont jamais anodines et souvenez-vous de ce que j’ai expliqué au tout début. L’origine d’un conflit est TOUJOURS sous-jacente au problème situationnel. C’est la même chose dans ce cas de figure, tout ce qui sembles être en surface, cache tout autre chose à l’intérieur. Apprendre à observer et cerner les personnes qui nous entourent est fondamentale !



Alors pourquoi est-ce que je parle de tout ça ?



Et bien parce-que si vous êtes en mesure de cibler lequel des cinq points est à l’origine d’une parole, d’une action ou d’un choix de la personne avec vous êtes en conflit, alors vous saurez déterminer d’où vient la raison de son choix et donc pourquoi SA vision se heurte à la vôtre.



Comprenez la personne en face de vous, complimenter là pour ses bons côtés au lieu de réprimander ses défauts et je vous assure que vous obtiendrez une diminution de conflits assez impressionnante.







4) Savoir éviter un conflit c’est super, mais comment les REMPORTER ?



Depuis le début je vous parle de l’importance d’éviter un conflit pour maximiser les résultats. C’est très bien, mais parfois, on se retrouve purement et simplement face à des cons et on aimerait bien pouvoir les faire taire. Comment faire pour réussir chaque fois ?



Ce chapitre sera le dernier concernant le sujet des conflits et il sera très différents des trois autres, puisque les astuces que je vais vous donner à présent sont plus de l’ordre de la manipulation que du savoir vivre.



Pour ceux et celles qui ne le savent pas, je souffre de psychopathie graduelle associé d’un trouble schizoïde pertinent de la personnalité. (Je l’ai abrégé dans les grandes lignes hein) P’tain comment ça doit faire des points au scrabble ça…

En gros, ça veut simplement dire que je n’éprouve aucune empathie, pour personne, et que le concept d’émotivité m’est totalement étranger. (Ah mais je comprends mieux pourquoi elle parait si cinglée…). Raison pour laquelle je suis tant investit dans une carrière liée à la psychologie humaine, puisqu’il s’agit pour moi, d’un moyen comme un autre de comprendre les autres et de me fondre plus facilement dans la masse.



Alors pourquoi ce petit « vis ma vie » ? Et bien parce que manipuler le monde qui m’entoure est une pratique que j’ai élevé au rang d’art. Les astuces que je vais donc vous données sont mes astuces personnelles, à prendre avec des pincettes et a utiliser avec précaution au risque de flinguer plusieurs relations sociales ! C'est pour vous hein, je fournis les outils mais je ne serait pas responsable de votre façon de les utiliser!



1- Le mimétisme: Lorsque vous êtes en conflit avec une personne vos capteurs sensoriels sont en ébullitions et vous devenez alors une véritable éponge à suggestions. Plus la personne face à vous va monter en puissance dans la voix et plus vous en ferez de même. ( A moins d'être une personnalité soumise auquel cas vous vous écraserez). Ce qui veut donc dire, que pour faire baisser le ton d'une personne, il vous suffit de l'inciter indirectement à baisser la voix en lui répondant simplement de plus en plus calmement. Plus elle crie, plus vous parlez bas. Au bout de quelques minutes vous pourrez observer que sans s'en rendre compte, la personne perdra de l'intensité dans la voix et se calquera sur vous. Néanmoins, pour que cela fonctionne vous devrez également adopter une posture non hostile et avoir l'air plus amical.

2- Les 7 péchés capitaux: Je parlais tout à l'heure des cinq piliers qui sont à l'origine de nos pensées et de nos choix, parlons maintenant des sept péchés capitaux en matière de psychologie. Nous en avons tous au moins un c'est immuable et savoir déterminer lequel appartient à notre interlocuteur nous donnes un réel avantage sur lui. Les femmes sont très douées pour taper sur les points sensibles afin de provoquer la colère des hommes, c'est devenu un sport olympique chez nous. Utilisez cette faiblesse chez une personne nous permet de mieux la contrôler. Exemple : Si mon mec est orgueilleux , il me suffit de le conforter un peu sur le fait qu'il soit "formidable" pour mieux recevoir en retour ce que je désire. Autrement dit, si j'entre en conflit avec lui et que je veux qu'il cesse de hurler, je me contente simplement d'adopter une posture de "faiblesse" pour lui laisser penser qu'il a le dessus et automatiquement il se calmera de lui même ce qui me permettra de frapper un bon coup lorsque LUI sera calmé.

3- La flatterie : Contrairement aux compliments qui sont sincère et ne font qu'exprimer un avis favorable, la flatterie utilise un avis favorable dans le seul but d'obtenir quelque chose en retour. Flatter la personne est de loin l'un des meilleur moyen pour la contraindre indirectement à faire ce que nous voulons en retour. Pourquoi? Et bien parce-que la flatterie provoque chez une personne un sentiment de dette. Je m'explique. Faites comprendre à un homme que vous le trouvez viril aujourd'hui et vous remarquerez que lors des prochaines heures il fera tout pour confirmer vos dires. C'est inconscient et diaboliquement efficace.

4- Les arguments contextuels et la logique: Lorsqu'un conflit débute, assurez vous de toujours répondre avec des arguments imagés pourvu d'une certaine logique. Que ce soit réellement logique ou non, si vous implantez cette idée dans la tête de votre interlocuteur il se retrouvera forcé de contrer vos dire en brisant cette logique. Et quand il n'y a pas de logique en soit, bah tu brises rien du tout et tu te tais. Cette technique de manipulation est de loin l'une de mes favorites parce-qu'elle permet d'avoir vraiment réponse à tout, même quand on ne sait pas du tout de quoi on parle.

5- La culpabilité : Alors cette technique est tout simplement malhonnête et particulièrement méprisable, et c'est bien pour ça que je l'affectionne beaucoup. La culpabilité est l'une des rares choses qui peut briser n'importe qui. Si vous sentez une personne prendre le dessus sur vous, trouvez n'importe quel prétexte pour la faire culpabiliser et vous n'aurez plus qu'à prendre des granolas et la regarder se décomposer petit à petit et baisser d'un cran. Attention, il faut que la culpabilité soit forte, sinon ça marche pas très bien...

6- Etre une oreille attentive: Apprenez à écouter les autres et prenez des notes de tous leurs petits secrets dans un coin de votre tête. Lors d'un combat, celui qui remporte la manche est celui qui est le mieux préparer et qui sait où frapper pour faire très mal.

7- Le leadership : Sachez que plus vous aurez aux yeux des autres une carrure de leader et moins aurez de chance que les "suiveurs" ne s'attaquent à vous. Avoir une bonne confiance en soi ou du moins le faire croire est une façon redoutable de dissuader le conflit avant que celui ci ne démarre.

8- La conséquence : Lors d'un conflit, agrémentez vos propos en formulant un dialogue ouvert qui induit la possibilité d'une conséquence. Si vous dites : " Arrête de crier " vous n'aurez pas le même effet que : " Crie encore une fois et je passe la porte ". Le fait de suggérer une conséquence forcera toujours votre interlocuteur à faire un choix et à l'assumer. Comment? Oui tout à fait, on appelle ça du chantage.

9- La transposition: Lorsque vous êtes victime d'un conflit contre votre volonté et que vous ne parvenez pas à le faire cesser, il reste l'option de la transposition. En gros, la proie devient le prédateur. Le défenseur devient l'offenseur. Ah ouais tu me reproches ça? Et bah écoute mon chat, on va parler de ça, de ça et de ça et devant tout tes potes ça te va? Bah quoi, tu fais plus le coq? Je vous assure, si c'est bien interpréter, ça calme le jeu direct!

10- La promesse : Lorsqu'un reproche est fait, ce qu'attends l'offenseur au fond n'est autre qu'une promesse, celle que ça n'arrivera plus. Donnez lui ce qu'il demande et si vous êtes repris à faire la même "bêtise" rappelez lui que Rome ne s'est pas construite en 1 jour et que changez ses habitudes demande du temps.

11- Noyez le poisson dans l'eau: Trop d'informations tue l'information, et plus quelqu'un en dit, moins on en sait. Vous êtes en conflit? Vous voulez que ça cesse? Monopolisez la parole jusqu'au moment où la personne ne supportera tellement plus de vous entendre qu'elle partira d'elle même en quête de silence.

12- L’inversion: Si vous ne parvenez pas à mettre fin à la dispute, arrangez vous pour que ce soit votre interlocuteur qui en éprouve l'envie.

13- La répartie : Il est très important d'avoir une bonne répartie, car pour remporter un conflit il faut être en mesure de clouer le bec de l’oppresseur. Balancez en pleine tronche une phrase qui laissera la personne dans un bégaiement ridicule la forcera à battre en retraite. Exemple : T'as raison en attendant c'est moi qui ait la plus grosse! Réponse immédiate : Tant mieux pour toi, personnellement le célibat me convient très bien! Conclusion: Tu vas répondre quoi maintenant du-con?

14- Les chiffres: C'est une technique subtile mais féroce. L'utilisation de chiffre et de statistiques dans vos arguments vous feront automatiquement passer en première position ( A moins de vous embrouiller avec une personne stupide et puérile bien sure ) . Après tout, qui peut contredire les chiffre? Si c'est prouvé... va vérifier wikipédia ou ferme là quoi...

15- Le témoin : Si vous avez la possibilité de faire entrer en jeu une tierce personne dans votre conflit et de la convaincre que VOUS avez raison, alors votre interlocuteur se retrouvera avec deux adversaire et moins d'arguments. Une personne convaincue est une personne convaincante, souvenez vous en!

16- La remise en question : Faites en sorte de vous remettre en question au moins une fois lors d'un petit conflit pas très important avec une personne, même si vous aviez raison on s'en fou. Comme ça, lorsqu'un plus gros conflit arrivera, tachez de rappeler à cette personne que VOUS avez su vous remettre en question la dernière fois et que vous aimeriez que cette fois ci il ou elle en fasse autant.

17- La vérité absolue : Balancez absolument toute les vérités, de façon crues, cash et sans détour avec un fort débit. La personne face à vous ne saura pas encaisser tant de vérités qui blessent et rendra les armes, c'est catégorique.

18- La comédie : Apprenez à être comédien et à simuler ( pas que sexuellement ) car lors d'un conflit, avoir plusieurs casquettes peut s'avéré très utiles.

19- La culture : Tâchez d'avoir une bonne culture générale et de l'entretenir, car le savoir aura toujours le dessus sur la bêtise et l'ignorance. Attention cependant à ne pas trop en faire au risque de paraître simplement méprisant. Juste ce qu'il faut et bien placé.

20- Jouer à domicile : Si d'aventure un conflit venait à se produire, assurez vous de jouer à domicile, sur votre terrain et près des vôtres. Si ce n'est pas le cas, repoussez simplement le conflit avec de l'évitement, car c'est bien connu, jouer à domicile est toujours un avantage.

21- L'incertitude : Ce sera ma dernière astuce car je vous ferai un sujet bientôt qui parlera essentiellement de la manipulation et où je vous révélerai des technique moins basique et plus féroces. Amenez de l'incertitude dans un conflit, suscitez l’intérêt et la curiosité de l'autre, donnez lui matière à réfléchir et au lieu de hurler comme une oie il se calmera et tentera d'en savoir plus. Ce qui vous laissera le temps de préparer votre prochain coup...

Pour conclure cette chronique je vous poste cette petite image explicative que je trouve plutôt claire et précise:



Article rédigé par Fallen : Diplômée Maître praticienne PNL et en morphopschologie.
Tuesday 21 November 2017